Découverte du train

Historique

Cent ans d’histoire

Première ligne ferroviaire électrique au monde

Pendant cent ans, des millions de tonnes d’anthracite ont emprunté sur trente kilomètres l’un des plus beaux parcours ferroviaires d’Europe.

 

La loi du 17 juillet 1879 (dite plan Freycinet) établit le classement de 181 lignes de chemin de fer à construire dans le réseau des chemins de fer d’intérêt général. Le Chemin de fer de La Mure nait ainsi sur le papier.

 

27 mars 1881 : le chemin de fer de St Georges-de-Commiers à la Mure fut déclaré d’utilité publique. La construction, effectuée sous la direction des Ponts et Chaussées, durera six ans. La nouvelle ligne,  longue de trente kilomètres, comporte cent quarante-deux ouvrages d’art, dont six grands viaducs  et 18 tunnels dont les longueurs cumulées dépassent quatre kilomètres.

 

1888 : premier concessionnaire de l’exploitation, la compagnie de Fives-Lille.

 

1903 : première mondiale, une section de six kilomètres de ligne, située entre les gares de la Motte  les Bains et la Motte-d’Aveillans est électrifiée en courant continu à la tension de 2 400 volts.

 

1912 : la ligne est entièrement électrifiée.

 

1988 : fin du transport de charbon.

 

2010 : en raison d’un éboulement survenu le 26 octobre, le train de la Mure ne circule plus

 

 



Matériel roulant

Réhabilitation des véhicules d’époque

Parmi les chemins de fer touristiques français, le chemin de fer de La Mure tient une position particulière. Le grand nombre de véhicules acquis d’occasion en Suisse entre 1986 et 1999 font passer la ligne de Saint Georges-de-Commiers à La Mure pour le plus « Suisse » des chemins de fer touristique.

 

Il faut savoir que le train de La Mure à l’origine était de couleur verte. La couleur rouge est apparue avec le développement touristique de la ligne.

 

Les locomotives

Quatre locomotives seront réutilisées lors de la remise en marche du train. Ces locomotives ont assurées entre 1933 et 1988 la totalité du trafic marchandise.

 

 

Les voitures

Sur quatre voitures commandées en 1930 à la Compagnie Française de Matériel de Chemin de Fer (CFMCF), trois seront remises sur les rails.

 

 

 

L’une des trois voitures servait au transport des mineurs. L’agencement des wagons avec des banquettes longitudinales, répondait à un besoin particulier, permettant aux mineurs de déposer à leurs pieds les outils de travail lourds et encombrants qu’ils emmenaient quotidiennement avec eux.

 

Les baladeuses

Il s’agit d’un wagon découvert qui propose de voyager à l’air libre, datant de 1988 et pouvant offrir 32 places.

 

 

Les wagons Trémis

Il s’agit d’un wagon ferroviaire utilisé pour le transport de minerai. Visibles en gare de la Motte d’Aveillans, les wagons Trémis font partis du patrimoine du Chemin de Fer de La Mure.

 

 



Exploitation de la ligne

Le Petit Train de La Mure à nouveau sur les rails

Rendez-vous au printemps 2021

On attendait son retour avec impatience. Suite à un éboulement survenu en octobre 2010, le Petit Train de La Mure est stoppé à quai. Au printemps 2021, vous pourrez à nouveau embarquer dans ses wagons !

 

Mais avant de le remettre sur les rails, il aura fallu une nouvelle majorité au Département de l’Isère et près de trois ans de concertation et de travaux.

 

En juin 2017, le Département de l’Isère décide de le remettre en service, avec l’objectif de transporter plus de 100 000 visiteurs par an. Charge à la société STLM, filiale d’EDEIS, choisie par le Département pour construire les infrastructures nécessaires, rénover les 15 kilomètres de voie, les ouvrages d’art (ponts et tunnels) ainsi que le matériel roulant pour faire à nouveau circuler ce Petit train 100 % électrique de La Mure jusqu’en gare du Grand Balcon.

 

L’ensemble du projet prévoit plusieurs aménagements, à commencer par une nouvelle gare à La Mure. Egalement au programme, un restaurant et une promenade panoramique jusqu’au Belvédère du Grand Balcon donnant sur le lac du Monteynard ainsi qu’un arrêt à la Mine image qui valorise l’histoire minière du territoire. D’un coût total de 26,6 millions d’euros, les travaux sont pris en charge à hauteur de 15,8 millions d’euros par le Département. Les autres acteurs publics sont la Communauté de communes de la Matheysine (2 millions d’euros), la Région (2 millions d’euros) et l’Etat (160 000 euros).

 



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